Vous n’avez pas besoin de répondre

arbre en fleur“La nature ne se presse pas, pourtant tout est accompli”

Lao Tzu

Nous avons développé un besoin assez urgent de répondre à beaucoup de choses : email, Tweet et autres mises à jour de statuts sur les réseaux sociaux, les commentaires sur les blogs, les forums et plus encore. Ce besoin de répondre nous angoisse jusqu’à ce que nous répondions, mais malheureusement, il y a un flux interminable de choses qui requiert une réponse de votre part.

Si nous laissons ces messages nous forcer à répondre, dès l’instant où ils arrivent, nous sommes alors dirigés par le besoin de répondre. Nos journées deviennent réactives plutôt que conduites par des choix conscients. Nous voltigeons d’une tâche à l’autre, d’une réponse à l’autre, en vivant une vie dirigée par les besoins des autres au lieu de nos propres besoins, de ce que nous ressentons comme important.

Vous n’avez pas besoin de répondre.

Voyons pourquoi nous ressentons le besoin de répondre à tout. Souvent c’est simplement compulsif, nous sommes tellement habitués à répondre aux messages que nous avons développé une urgence à répondre. Souvent c’est aussi empreint de peur : la peur de croire que les gens vont penser que nous ne faisons pas notre travail, la peur de perdre des clients, la peur de manquer quelque chose d’important, la peur que les gens pensent que nous sommes rustres ou que nous les ignorons.

Mais que se passe-t-il si nous nous sevrons de cette contrainte ? Et que se passe-t-il si nous affrontons nos peurs.

1. Tout d’abord, imaginez que vous soyez débarrassés de cette contrainte. Que se passerait-il ? Vous avez choisi ce que vous allez faire aujourd’hui et vous travaillez sur une chose importante. Vous pouvez toujours répondre à vos emails et aux autres choses, mais seulement parce que vous avez décidé qu’il était important de communiquer quelque chose, non pas parce que quelqu’un vous a envoyé un message et que vous ressentez le besoin d’y répondre. Vous serez beaucoup moins stressés car vous ne ressentirez pas le besoin de passer à travers cette pile de choses à répondre ou de vous soucier des gens qui tentent de vous joindre par différents canaux.

2. Ensuite, adressez vos peurs. Réfléchissez aux peurs spécifiques que vous avez, avez-vous peur que les autres pensent que vous êtes rustres ? Avez-vous peur de manquer quelque chose ? Avez-vous peur de perdre des clients ou d’avoir des problèmes au travail ? Déterminez vos peurs, il y en a surement plus d’une. Maintenant, traitez-les avec un petit test. Ne répondez pas pendant quelques heures. Que se passe-t-il ? Avez-vous perdu quelque chose ? Avez-vous manqué quelque chose? Est-ce que quelqu’un a été offensé ? Si aucune mauvaise chose ne s’est produite, étendez le test, essayez sur une demi-journée ou une journée entière. Voyez ce qui se passe. Dans la plupart des cas, rien ne va arriver. Dans de rares cas, quelque chose de mauvais va arriver, mais cela sera vraiment mineur. Vous vous rendrez compte que vos peurs sont bien souvent infondées.

3. Finalement, lancez votre sevrage. Si vous pensez que vivre libre de ces contraintes vous apportera une meilleure vie, commencez à vous déplacer vers cette vie. Encore une fois, essayez un simple test, deux heures par jour à ne répondre à rien. Planifiez un temps, après cette période de « non-réponse », où vous pourrez répondre. Eventuellement, vous pouvez augmenter votre période de non-réponse mais vous devez démarrer petit.

Librement traduit et adapté du livre Focus de Léo Babauta.
Lisez le chapitre précédent : Limiter le flux
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crédit photos  : danzen

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